Stéphane Warin, la passion au cœur de l’océan

Aux prémices du jour, là où le doux soleil embrasse le ciel de ses premiers baisers dorés et s’accorde au chant du coq, Stéphane Warin, fait partie de ces gens éveillés, prêt à saisir le moment et à en conter leur beauté.

À fleur d’eau, pêcheurs, bateaux et bouées se partagent cette immensité à perte de vue. Pourtant, là-dessous, c’est un monde sous-marin où les seules frontières visibles ne sont que les limites de notre perception.

Poumons gonflés, eaux bleutées, douce écume, chavirons dans un océan de tous les possibles, à la rencontre de Stéphane Warin.

Né en Martinique, dès ses 5 ans Stéphane Warin admire la nature. Il grandit entre les terres maternelles martiniquaises et paternelles limousines.

Vers l’âge de 8 ans, il découvre l‘univers de la guitare pour lequel il se passionne et obtient un diplôme des Musiques Actuelles. En parallèle il commence le basket ; sport dans lequel il évolue jusqu’en National II.

Fibres artistiques et sportives pour lignes conductrices, a fortiori, c’est le rapport à la nature et lacompréhension de son éco-système qui éclosent en lui. S’en suivent alors des études de Sciences.

Le déclic

Le jeune homme plein d’avenir, et l’envie de partir, quitte l’Hexagone. Toujours attiré par le monde végétal et animal, il décide de prendre son envol : direction Mayotte et ses lagons. Premier parc naturel marin d’Outre-mer, depuis Janvier 2010, le lagon de Mayotte, regorge d’espèces marines. Baleines, dauphins, raies Manta, tortues, … autant de variétés animales à foison. Passes récifales ou tombants vertigineux font de ses eaux turquoises un véritable aquarium de jeux. Paradis des plongeurs, il en tombe amoureux. L’apnée au service de la plongée, pourquoi ne pas capturer et partager tous ces clichés. Au-delà du regard, l’observation a pris pour écailles la photographie.

Alexandrie

Soif de découverte, il part pour l’Égypte, où certaines rencontres fortuites lui permettent d‘exposer dans la grande ville d’Alexandrie. Photos exposées et tissées sur la toile des réseaux sociaux, il se fait remarquer par Ronny Turiaf,ex-basketteur de la NBA, qui lui présente son entourage du milieu de l’art, et l’encouragent à continuer.

Des clics

Aujourd’hui la quarantaine, le jeune garçon qui adorait passer son temps à observer la faune et la flore, est devenu photographe et apnéiste. Jonglant avec sa casquette de professeur de SVT, il revêt, le temps d’un plongeon, sa seconde peau à l’assaut d’un rendez-vous avec son soi vulnérable dans les profondeurs mystérieuses.

Poitrine vidée de son souffle brûlant transformé en flocon d’air, là au milieu de moins de quelques lieues sous les mers, englouti par ces sombres néants perlés de faisceaux éclairés, bercé par les roulis, parmi les gorgognes arborescentes, parmi les tapis de sable et de verdure, Stéphane flotte et coule à sa guise.

Dôme, et caisson couvrant l’appareil, il dévoile de cette odyssée, les tensions entre l’homme et la biodiversité dans les eaux d’ici.

Tantôt témoignage reflétant l’anoxie d’une société au contact de la pollution, Stéphane capture pour que la population abjure.

Tantôt mirage miroitant la beauté d’une mer, Stéphane photographie pour que l’œil s’émerveille…

Et vous, invités discrets qui parfois en oublient la grandeur, quel est votre rapport à la mer ?

…ou comment repousser les récifs de notre condition.

Crédits photos : @stéphane_warin / @mdninamwen pour @ChezKliide / @whyp_apnea

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